Clowns Toubib en Ehpad

Face à la Solitude,

l’Isolement, la Maladie et les Conditions de Dépendance

de la Fin de Vie

les « CLOWNS DU TEMPS QUI PASSE ET QUI PASSENT LE TEMPS »

proposent

Douceur, Poésie, Regard, Ecoute, Partage, Echange,

Bienveillance, Sourire et Joie de vivre dans les EHPAD de NANTES en demande.

Le projet :

intervention d’une équipe de « clowns du temps qui passe et qui passent le temps » dans votre EHPAD, afin d’y apporter des espaces de poésie, d’écoute, de regards, de bienveillance, de sourire, de joie de vivre, et d’aider à vivre la solitude, la maladie et les conditions de dépendance liées la fin de vie.

Retombées ou effets attendus, constatés et évalués :

  • communication des résidents atteints d’Alzheimer avec les clowns et entre eux,
  • sourires et rires des personnes dépressives et/ou souffrant de solitude
  • « reconnexion » des personnes « parties » dans leur monde grâce à l’espace temps qu’offrent les clowns
  • réveiller en chaque résident rencontré l’innocence et la joie de vivre de l’enfance
  • inviter le personnel à changer le regard sur les résidents
  • offrir un moment de légèreté, une bouffée d’air du dehors
  • accompagner les familles, leurs permettre de partager un temps « hors structure » même si l’on reste dans les murs
  • ouvrir un espace de communication aux résidents à travers une médiation corporelle et artistique

Méthode : ces interventions n’ont pas vocation à être des spectacles mais bien des visites personnalisées auprès de chaque résident

Proposition :

une journée d’intervention-­‐découverte pour se rencontrer puis proposition d’une visite par mois (ou par quinzaine), en fonction des financements, car une régularité est importante pour pouvoir instaurer une relation de confiance avec les résidents et l’équipe, mais aussi pour en mesurer l’impact.

Le témoignage d ‘une animatrice d’EHPAD – Résidence le Bois Fleuri, Nort sur Erdre -­- avril 2016 :

« merci pour ce beau projet !

Voici en quelques lignes une petite évaluation suite à l’observation que nous avons pu faire :

Par rapport au personnel :

  • certains pensaient que pour des résidents cela n’allait rien « apporter ». Et surprise certains ont parlé, discuté alors qu’habituellement ils sont dans l’opposition, le refus, voir l’agression verbale (je pense à une résidente en particulier qui est tétraplégique et à un monsieur qui n’aime pas les changements).
  • Le personnel s’est laissé prendre aussi et a joué le jeu avec le sourire.

Par rapport aux résidents :

  • Les clowns ont apporté une bouffé d’air et ont fait parler les résidents entre eux. Tout le monde se demandait les uns aux autres « alors vous avez vu les clowns ? ». Ils en ont parlaient plusieurs jours après et étaient heureux qu’ils puissent revenir une deuxième fois. Ils les attendaient !
  • Les échanges étaient très spontanés, pas d’apriori entre les résidents et les clowns.
  • Pour les personnes les moins valides, cela passait par le regard. Et on a vu des sourires et des yeux qui pétillent. Des personnes ont aussi fait l’ébauche de gestes alors qu’elles sont très faibles et avaient envie de dire quelque chose aux clowns.
  • C’est comme si les résidents avaient entière confiance et pouvaient se confier à eux.

Par rapport aux clowns :

  • On leur tire notre chapeau ! Ils s’adaptent à chaque résident et à chaque situation en peu de temps ! Ils prennent leur temps pour entrer en communication ou écourtent si nécessaire en fonction des réactions des gens. Et quelle énergie ! »

LE PROJET : créer un espace de sourire, de joie et de poésie dans le service et avec la maladie

Pour

  • être médiateur:
    • personnel – résidents
    • matériel médical -­ résidents
    • prise en charge médicale ­‐ résidents
    • famille -­‐ personnel ­‐ résidents
  • être un soutien et un appui à la résilience des résidents par le jeu et la mise en scène décalée des situations, des épreuves, des émotions.
  • inviter le personnel à changer le regard sur les résidents
  • être un baume apaisant sur la souffrance et la peur par le rêve et l’imaginaire, par la douceur du sourire et la joie du rire.
  • permettre aux familles de vivre un temps « hors structure », en restant dans l’établissement
  •  donner à vivre des instants de légèreté, des « bouffées d’air ».

Grâce

  •  à l’accueil du projet par tous les professionnels de l’institution et des services : médecins, infirmières-­‐ers, aide-­‐ soignantes-­‐s, psychologues, intervenants dans le service (animatrices, arts thérapeutes)
  • à une collaboration étroite avec les équipes
  • à la transmission, si nécessaire, entre les personnel et les clowns de ce que vit et traverse chaque résident et sa famille
  • à des visites régulières auprès des résidents et/ou de leur famille : mêmes jours et mêmes heures, pour que la venue des clowns s’inscrivent dans la vie du service
  • aux visites des résidents les plus isolés.

Avec

  • nos talents de clowns : regarder, écouter, jouer, musiquer, chanter, raconter, dessiner
  • des costumes et maquillages simples et légers, et adaptés.

Et nous nous engageons à

  • prendre soin d’apporter humour, bonne humeur et bien-­‐être à la vie des résidents et du service grâce à notre art et uniquement notre art.
  • adapter nos temps de jeu et d’improvisation à la situation de chaque résident.
  • veiller toujours à la sécurité du résident dans nos temps d’improvisation et de jeu.
  •  veiller toujours au respect et à la dignité du résident et de sa famille. Toute improvisation et jeu de nos clowns seront guidés par la délicatesse et la bienveillance.
  •  prendre tout le temps qu’il faudra dans le service pour se glisser dans son fonctionnement, se familiariser avec l’équipe et de s’assurer que notre arrivée dans le service soit comprise, accueillie et accompagnée.
  •  s’assurer d’être au fait de toutes les exigences liés à la situation des résidents -­‐ sécurité et hygiène -­‐ avant chaque visite.
  •  veiller au respect du secret professionnel.
  •  ne jamais prendre part à des problèmes inhérents à la vie de l’institution et la vie du personnel.
  • être disponible pour toute formation qui sera au service de la qualité du travail des « clowns du temps qui passe et qui passent le temps » (formations autant artistiques que liées à l’accompagnement de la douleur, l’accompagnement de la fin de vie, aux pathologies et leurs implications, au vocabulaire spécifique et utile)

Nous interviendrons toujours en duo, veillant chacun sur la bienveillance, l’enthousiasme et la bonne humeur de l’autre.

INITIATRICE DU PROJET : Karine DELABARE-­‐CHARUEL

ÉQUIPE DES CLOWNS : Coordinateurs & Clowns Karine DELABARE-­‐CHARUEL alias Klarinette Didier CHARUEL alias isaac

Clowns : en fonction du développement du projet, nous formerons d’autres clowns pour des interventions

PROJETS DE PARTENARIATS & FINANCEMENTS : EHPAD de Nantes et ses alentours à partir du printemps 2016

PROJETS pour les FINANCEMENTS sur Nantes : sensibiliser écoles, collèges et Lycées à la vie dans les maisons de retraite et à notre mission afin de créer du lien et de solliciter leur soutien financier développer le soutien financier de commerçants, d’entreprises, de Fondations / financement des Lions clubs et Rotary / appels à dons aux particuliers … et encore plein d’idées à naître pour l’avenir.

EXEMPLES DE FINANCEMENTS COMPLEMENTAIRES pour la Manche: Lions Club d’Avranches, subvention CPAM, Ecole Sainte-­Marie Valognes, Association la Cascade des points de croix, dons de Particuliers, Tire‐lire dans quelques magasins

LES COÛTS PREVISIONNELS pour l’intervention de deux clowns, en un espace :

Cachets, charges et frais pour deux clowns en demi­‐journée d’intervention ou soit pour une année avec ½ journée / mois : Nous contacter

L’ORGANISATION CONCRETE DES VISITES :

Après rencontre avec l’équipe, nous serons présents 1 à 2 demi-­‐journée(s) par mois, dont le temps sera réparti en :

  • Un temps sans nez, pour « faire équipe » et être au fait de la vie du service : liaison et recueil d’informations
  • Des temps en nez, pour les visites.

INTERVENTIONS ACTUELLES : EHPAD de Nort sur Erdre

DES MOTS QUI NOUS GUIDENT

« La population en général, voire le monde entier, manifeste de différentes façons son immense besoin de tendresse et de rencontres divertissantes.

Les habitudes que vous développez pour traiter n’importe quel ami, malade ou non, deviennent de puissants outils à votre disposition. Prenez-­‐en conscience et offrez cette amitié à l’univers ; vous contribuerez ainsi à un mode meilleur.

Docteur Tendresse a été conçu comme une sorte de trousse pour visiter les personnes hospitalisées.

J’ai toutefois compris que ces informations pouvaient être aussi utiles à ceux qui visitent les cliniques, les prisons ou tout autre endroit où les gens souffrent et se sentent captifs.

Si, comme moi, vous pensez que ces lieux sont affligeants pour tous ceux qui y séjournent, je vous suggère alors de partager avec chacun des patients, des visiteurs et des employés de ces institutions, vos techniques de visiteur avisé afin de les aider à transformer l’ensemble de leur environnement. »

Patch Adams – Docteur Tendresse – « comment guérir le monde une âme à la fois » – Ed. Alexandre Stanké

Karine / Klarinette : Initiatrice et Coordinatrice du projet, clown, clown­‐thérapeute

Maman de trois enfants, anciennement professeur d’anglais en Lycée professionnel, j’accompagne, à domicile, des enfants et des adolescents dans leur parcours scolaire.

Depuis l’adolescence, je suis comédienne, et dès que possible, je partage ma passion et j’utilise mes outils au service du développement de la personne. Partout, je partage mon expérience et la conviction que cet art est une merveille pour l’être qui l’expérimente. La scène invite à se sentir en vie et en confiance. C’est grâce à cette conviction que mon lycée m’offrira en 2006 la formation de clown­‐thérapeute.

L’envie de découvrir de nouveaux outils pour accompagner les êtres sur leur chemin et le désir ardent de vivre d’autres paysages sur scène m’invitent à ouvrir largement la porte du CLOWN. Et me voilà plongée dans le rêve, l’imaginaire, la création et, surtout, dans l’intensité de l’instant présent : ma quête de toujours

Le miracle est nez : il s’appelle Klarinette.

Dès lors je le sens vibrer en moi : Je suis clown. Bonheur. Envie de le vivre et le partager !

Je crée alors l’association « Clown En Nez Veille » et je propose des stages de

« clown, t’es happy » et des ateliers.

Et puis un jour Karine rencontre Didier, et puis un autre jour, Klarinette rencontre isaac ; et puis encore deux autres jours, je traverse le service pédiatrique pour mes deux garçons, et … il n’y a aucun doute, je veux être clown à l’hôpital. « YES I CAN ! ».

Le projet prend naissance et a grandi sur Avranches, Granville et Saint Lô, en pédiatrie puis dans les EHPAD, et aujourd’hui il va étendre ses ailes à Nantes et ses alentours.

Didier / isaac : Coordinateur du projet, clown, metteur en scène et pédagogue

à cœur de donner du sens et un doux regard sur l’humanité, je suis clown.

J’ai été surveillant, animateur puis directeur de centre de vacances,

et assistant de service social, et agent de développement local, et directeur de centre socioculturel, et clown, je fais -­ depuis toujours ­‐ le même métier : être là,

tenter d’être là … au service, d’être en chemin vers l’humain, cet être étrange et … étrange. je suis né à Carentan – c’est clown !… non ?!… –

je suis né en 1963 (Didier) – et en 2003 également (isaac) -­‐ à quarante ans. ou peut-­‐être avant, c’était il y a donc très longtemps. du temps de Grock, de Charlie Rivel et de Zavatta. ou peut­‐être avant, parfois.

né. nez. naissance. j’ai mis du temps à naître, en corps, en nez, en … en esprit … ces derniers temps … et j’ai croisé, depuis, tant de métiers, et tant de temps, qui sont présents … en moi.

moi ? moi, clown, clown dans les quartiers, les écoles, les colloques, les assemblées générales, partout où quelqu’un lui demande d’être là … pour écouter, pour regarder, et pour parler.

et depuis, la vie qui vit, les mouvements qui m’élancent, les débats qui m’habitent, les soubresauts qui m’envahissent, les rencontres qui m’enivrent, LA rencontre qui -­‐ ça c’est pour moi -­‐ , les improvisations qui se vivent, les écrits qui restent -­‐ ou non -­‐, les créations qui se font vie, les envies qui se réalisent -­‐ ou non -­‐, les tourments qui passent, les tendresses qui s’invitent, les élans qui se prennent, les caresses qui se posent, et le nez qui se renait un peu plus chaque fois.

et, l’envie. encore et toujours. de tenter. toujours. tenter.

et oui, aussi, ici, dans cet espace si singulier, que nous appelons « E.H.P.A.D. ».

Et si vous nous accueilliez,

pour être « clowns du temps qui passe et qui passent le temps »

dans votre établissement ? Et quoi qu’il en soit, merci d’avoir pris le temps de nous lire.

La Presse de La Manche – 28 mars 2015

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